Vidocq, a French historical figure in L’empereur de Paris of Jean-François Richet

Jean-François Richet a sorti en décembre dernier un film historique, une histoire de Eugène-François Vidocq, L’empereur de Paris.

Jean-François Richet est une un réalisateur français qui a un regard plutôt social, voir socialiste, du monde. Il regarde le monde comme étant constitué de forces en puissance n’ayant pas les mêmes intérêts : le monde des exploités (ouvriers, employés…) et le monde des exploitants (grands patrons, bourgeoisie.…). Il aime aussi le cinéma de genre policier. Il mixe donc son regard social à son intérêt pour la lutte entre forces de l’ordre et gangsters de panache. Ses premiers films montraient la cité, celle où il est difficile de vivre, de survivre… celle où on se retrouve souvent à la frontière de l’illégalité : État des lieux, Ma 6-T va crack-er. Il a ensuite fait le re-make Assaut sur le central 13 de Assault on Precinct 13 de John Carpenter. Enfin, Mesrine, L’ennemi public numéro un, a été un personnages qui l’a inspiré et qui lui a permis de relier son goût du genre policier à son intérêt pour la lutte des classes.

"Ma 6T va craquer de Richet avant Vidocq et l'Empereur de Paris"
"Vidocq - L'empereur de Paris - Cassel et Richet"

Pour son dernier film, L’empereur de Paris, il s’est inspiré d’un personnage français réel du XIX ème siècle, Eugène-François Vidocq, sorti des bas-fonds parisiens. Cet homme a été délinquant et bagnard et pour se racheter une conduite a accepté d’informer la police de sûreté sur les agissements de la pègre parisienne de l’époque. Son carnet d’adresses lui permit alors de monter son propre cabinet de détective privé !

Ce personnage, haut en couleur, qui a publié ses mémoires, Mémoires de Vidocq, chef de la police de Sûreté, jusqu’en 1827 (4 volumes, 1828-1829), était devenu une source d’inspiration littéraire au XIXème siècle. Bon nombres d’écrivains s’en inspirèrent pour créer certains de leurs personnages : comme Balzac avec Vautrin dans La comédie humaine, ou encore Victor Hugo avec Valjean-Thénardier-Javert dans Les Misérables, et Eugène Sue avec Rodolphe de Gerolstein dans Les mystères de Paris

Il n’est donc pas étonnant que ce personnage inspire des réalisateurs du XXIème siècle : Vidocq est le témoin d’un Paris où il ne faisait pas bon vivre quand on était né dans le ruisseau et où la misère côtoyait la pègre, et le grand banditisme, la grande bourgeoisie, le pouvoir en place… un sujet toujours d’actualité, non ?

Ce film, L’empereur de Paris, est aussi un film à gros budget, avec une belle distribution (Vincent Cassel, Patrick Chesnais, Fabrice Luchini…) et qui fait de cette vie littéraire de Eugène-François Vidocq un grand spectacle, plutôt agréable à regarder.

Je vous laisse découvrir la bande annonce de ce film et vous propose d’en profiter pour étudier du vocabulaire en contexte et d’observer les pronoms compléments 😉.

Retrouvez la filmographie de Jean-François Richet sur la FNAC.com

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